La charge mentale et son impact sur le sentiment amoureux
Il y a ce grand mystère. Cette incapacité qu’ont les hommes et les femmes de se comprendre. Révélation ! I’m shocked ! Ce n’est pas comme si ce sujet avait été abordé des millions de fois par des millions de personnes au cours des siècles. Je dois bien reconnaître que cette information n’est pas nouvelle, mais c’est mon obsession du moment.
C’est mon quotidien et je refuse d’adhérer à cette idée que les hommes et les femmes viendraient d’une planète différente, de faire des clichés une science exacte quand la science, justement, nous invite plutôt à penser l’inverse. Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous sommes bien de la même espèce, et les comportements observés ne sont pas innés mais bien transmis et acquis. LE CHOC !!!
Mon couple bat de l’aile, l’idée de rompre a été évoquée et c’est dommage parce que je suis sûre que c’est évitable, si tant est que mon partenaire soit d’accord pour repenser notre dynamique de couple et s’investir pleinement.
Les raisons : cette difficulté à se comprendre, ce décalage permanent dans la perception des choses, ce décalage dans le fait de s’investir dans notre quotidien, et pour moi un sentiment de solitude persistant et beaucoup d’incompréhension. Comment est-il possible de répéter autant de fois les choses, avec différentes approches, et de ne pas être comprise ou entendue ?

J’ai des clés de compréhension, oui.
Grâce à mes lectures, à ce que j’apprends.
Mais voir le phénomène se produire sous mes yeux est assez insupportable.
Une lessive à moitié étendue… et tout est déjà dit
Ce matin, je monte dans mon bureau pour enregistrer un podcast.
Et là, je vois le bac de linge.
La lessive qu’il avait dit qu’il allait étendre. À son initiative, ce qui est assez rare pour être souligné.
Et je bloque.
Comment est-ce possible ?
Comment tu peux être en train d’étendre une lessive…
et t’arrêter au milieu ?
Oublier la moitié ? Parce que oui, la moitié de la lessive était restée toute la nuit, inétendue…
Et ce n’est pas un cas isolé.
L’autre jour, je lui demande de monter une caisse de linge.
Je suis enceinte de presque huit mois, j’ai quelques difficultés à porter certaines choses. J’ai fait la lessive, je l’ai étendue, triée, pliée et il ne reste qu’une seule chose à faire – la ranger.
Il monte la caisse.
Et il la laisse là. À aucun moment il ne se dit :
“je la range, ça prend deux minutes, et c’est fini”. J’ai fini par la ranger, il a tourné autour pendant 5 jours peut-être, sans se soucier une seule seconde de la ranger, il est probablement plus confortable d’enjamber la caisse 3 fois par jour plutôt que de prendre, montre en main, 30 secondes pour la ranger.

Charge mentale et couple : quand tout repose sur une seule personne
Ce genre de comportement impacte profondément notre relation. Ce n’est pas un problème de linge, mais d’implication et de respect.
Il ne le fait pas intentionnellement (ce n’est pas le cas de tous).
Mais dans les faits :
- il sait, c’est dans son inconscient
qu’il y a quelqu’un qui passera derrière lui
Et ce quelqu’un… c’est bibi !
Comment me sentir respectée quand il considère que mon temps a moins de valeur que le sien ?
Le piège du “c’est déjà pas mal”
Pendant longtemps, j’ai minimisé.
Je me disais :
- “il fait des efforts”
- “il fait la vaisselle de temps en temps”
- “il sort les chiennes”
- “il fait les repas le soir”
Et surtout :
- “il ramène l’argent à la maison” ! Tellement de choses à dire à ce sujet…
Cette culpabilité que je ressens dans le fait de ne pas avoir la possibilité de participer aux dépenses est très commode, elle participe à l’acceptation de cette situation injuste, et cette situation ne me permet pas de développer mon activité professionnelle. J’ai déjà un job, non rémunéré, non reconnu, non valorisé. Je suis la bobonne du foyer, à temps plein.
Je suis informée sur ces sujets et malgré tout, je suis conditionnée à penser que le strict minimum est déjà pas mal, et ce même si je suis la seule à en souffrir. L’homme sacrifie sa santé en allant travailler chaque jour pour sa famille ! La femme sacrifie son indépendance pour le bien-être de sa famille ! (j’ai un petit vomi qui est remonté).
Sinon on peut arrêter de tous se sacrifier, c’est bien aussi non ? Parce que dans les faits, mon gars, il irait au travail, famille ou non, et célibataire il devrait quoi qu’il arrive gérer son foyer et ses gosses, et au vu de notre situation financière, il aurait tout intérêt à prendre sa part, pour que je puisse ramener des sous également.
Le déclic
Un autre clash récent m’a permis de comprendre quelque chose de fondamental, enfin le début d’une piste !
J’ai découvert, au cours d’une conversation badine, que mon compagnon ne connaissait pas :
le prénom de la maîtresse de notre enfant
ceux des camarades de classe de notre enfant
des professionnels qu’il voit régulièrement
du professeur d’éveil musical ou encore des maîtres-nageurs, avec lesquels nous avons des cours de façon hebdomadaire.
Premier constat !
je suis donc
- la mémoire vive de notre famille
- un serveur informatique
- un pense-bête
Mais comment peut-on passer à côté de ces informations ?
Qu’est-ce que cela signifie ?
Deuxième constat :
Le plus désolant.
C’est de me dire qu’il ne discute pas vraiment avec notre enfant.
Parce que ces informations, notre enfant en parle.
Souvent.
Donc soit il ne les entend pas.
Soit il ne les retient pas.
Et dans les deux cas, c’est inquiétant, une visite chez l’ORL ou un neurologue s’impose.
Responsabilité vs intérêt
Quand je lui ai demandé pourquoi ???
il m’a répondu :
“je ne m’intéresse pas aux autres.” sous-entendu aux personnes extérieures à notre famille.
Révélation !
Cet homme ne fait donc que les choses par intérêt ou plaisir !
Je l’avais déjà vu avec la vaisselle. Il laisse les bouteilles en verre parce qu’il n’aime pas les laver.
Perso je déteste les couverts, trop nombreux, trop pénibles, mais je les fais, parce qu’il faut le faire.
Lui laisse les bouteilles… Et qui n’a pas une passion pour le lavage de bouteilles en verre mais va du coup devoir le faire ? Vous l’aurez compris, c’est la fameuse bibi !
“Je ne m’intéresse pas aux autres.”
Mais moi non plus, je n’ai pas une passion pour “les autres”.
Retenir un prénom, ce n’est pas s’intéresser à quelqu’un. Je connais le prénom de la maîtresse, mais je ne sais rien d’elle. Si elle est mariée, si elle a des enfants, un chien, le résultat de sa dernière prise de sang…
Je le connais parce que je gère tout ce qui touche à l’école manifestement et surtout parce que je m’intéresse à mon enfant ! De ce fait, ce qui l’intéresse m’intéresse.
Devenir adulte : au-delà des goûts et des envies
Alors je ne sais pas encore où est la solution.
Mais une chose est sûre : nous partons de loin !
Nous ne sommes plus des enfants.
Un adulte prend ses responsabilités.
Il y a des choses :
- qui doivent être faites
- qui doivent être pensées
Pas par envie.
Pas par goût.
Mais parce qu’elles existent.
Parce qu’on est adultes.
Parce qu’on est parents.
Et qu’il y a des impondérables.
Je n’ai pas encore toutes les réponses.
Mais je vois mieux le problème.
- Ce n’est pas juste une question de tâches ménagères.
- Ce n’est pas juste une question d’organisation.
- Ce n’est pas deux espèces différentes cherchant à cohabiter. Il est question de perception, de responsabilités.
Savoir qu’il ne fait les choses que par goût est fondamental pour la résolution de cette problématique.
L’affaire est en cours, restez connectés !
En savoir plus sur La magie du quotidien
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


